mardi 8 novembre 2016

Bilan semaine 68

Ayé, plus que deux semaines avant l'arrivée de Normandy Cla. Ceci dit, en fonction des résultats des élections demain, c'est peut-être moi qui serai dans l'avion de retour dans deux semaines...

En attendant, je continue à devoir enseigner l'Israël Antique à mon corps défendant. J'ai fait clairement comprendre à ma direction que je n'étais absolument pas d'accord avec le choix de passer trois semaines là-dessus au lieu de prendre plus de temps pour l'Egypte ou pour la Grèce.
Ceci dit, ils vont être bien servi: je pense que s'ils s'attendaient à ce que je leur fasse le même cours de catéchisme que mon curé de collègue, ils vont être surpris. C'est mal connaître le Raoul, moi quand on m'en fait trop... Je leur ai préparé un démantèlement systématique de tous les passages classiques de la Bible hébraïque. Vont pas être déçus, j'attends déjà les premiers courriels des parents. Désolé, j'enseigne l'Histoire, pas le Sunday school...
Déjà une gamine m'a demandé pourquoi les scientifiques haïssent la religion. Ma pauvre petite, par où commencer? Déjà, c'est la religion qui hait la science, pas l'inverse, ensuite c'est facile à expliquer: la science s'occupe de faits qui peuvent être prouvés, la religion s'occupe de foi, qui par définition exige de croire sans preuve, eh oui, c'est incompatible. Mais comme le dit mon pote Hitchens: "tout ce qui peut être affirmé sans preuve, peut être rejeté sans preuve."
Bref, cette semaine, je leur ai déjà expliqué que les patriarches (Abraham, Isaac, Jacob) n'ont jamais existé et que l'Exode aussi est une invention des auteurs de la Bible. Mais ça ne se fait pas sans dégât: il a fallu que j'explique ce qu'était la circoncision (réponse: "mutilation génitale de garçons nouveaux nés") et que j'admette que je ne connaissais pas par cœur les Dix Commandements.
Finalement, je transforme cette corvée en exercice pour savoir jusqu'où je peux aller.

A part ça, l'école à tenu la première danse de son histoire ce vendredi, et je me suis bien sûr proposé pour chaperonner (étant bien entendu que c'est pas moi qui ira faire chier les mômes parce qu'ils sont trop collés-serrés). C'était plutôt sympa et c'est rigolo de voir les mômes s'amuser dans un cadre autre que strictement scolaire.


Arizona Bart chaperones his first school dance.

5 commentaires:

  1. Tu crois que les Ricains vont choisir entre le gaz ou l'électricité ???!!!
    Résultat d'ici qques heures...
    Laurence.

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  2. Ah Barth, j'adore tes considérations philosophiquo-religieuses, enfin quelqu'un qui prêche la bonne parole...dans le désert. Tu es bien courageux, car à ce rythme là, je vais te retrouver de mon côté du pays plus tôt que prévu. La vérité c'est bon à entendre mais pas pour tout le monde.
    Enfin, ramènes donc ta fraise dans des terres plus civilisées, qu'on se voit de temps en temps!

    Euh, Barth, est -ce que Jésus il a existé quand même?

    Sqc

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  3. Dis-nous, on prépare un comité d'accueil et les anti-dépresseurs ;)
    Après, faut positiver, en Arizona, y a que 4 % de plus pour Trump...

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  4. Du re nouveau. Un nouveau prof qui démantèle l'enseignement à la ricaine, un nouveau président inédit.
    Et au fait c'est quoi le changement ?

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